LA PLACE DES ENFANTS EN THÉRAPIE

Le passage de l'enfance à l'adolescence

Un enjeu principal pour la construction de leur identité.

En regardant par la fenêtre

Durant cette période, un enfant, un pré-adolescent ou un adolescent, peut être en proie à de nombreux doutes, conflits, qui risquent de le mettre en échec (sur le plan scolaire, sentimental, social, amical...).

Des troubles spécifiques peuvent émerger et se développer : conduites à risques, pensées suicidaires, ruptures familiales, addictions, isolement, violences…

Des mots (maux)... à entendre

L'enfant, souvent réticent, trouve chez le thérapeute, une écoute qui peut lui permettre de mettre en mots ce trop plein d’émotions. Lorsque l'enfant manifeste un symptôme (phobies, tics, troubles du langages, troubles alimentaires, hyperactivité...) il est possible que ce soit lié à un problème familial.

Le recours à un tiers peut être une aide pour faciliter un espace de médiation entre les adolescent et leurs parents, lorsque les conflits deviennent majeurs. 

Les enfants détectent rapidement les difficultés familiales (conflits, vides existentiels, manque de confiance...). Certains le verbalise, d'autres le somatise, ou le signale avec leur comportement.

 

Les parents, préoccupés par leurs symptômes, recherchent généralement une explication

 

Au cours des séances, le thérapeute s'intéresse à l'histoire de la famille, aux relations intra et intergénérationnelles, aux évènements familiaux... 

Différents symptômes à repérer

La thérapie familiale est aussi particulièrement indiquée pour les familles ayant des enfants ou adolescents, quand la communication et/ou les symptômes deviennent source de questionnement, de souffrance et de préoccupation parentale.

Ces symptômes peuvent prendre la forme suivante :

  • mal-être,

  • anxiété,

  • précocité, 

  • conduites addictives (écrans, jeux vidéos, drogues, alcool...)

  • échec scolaire,

  • troubles du comportement : anorexie, insomnie, tristesse, repli sur soi, isolement...

Les thérapies systémiques s’appuient sur la notion de "système". 

A partir de ce postulat, il est important, dans la mesure du possible, que le groupe familial ou les parents s’impliquent dans le travail thérapeutique au côté de l'enfant.

 

La présence de l'enfant n'est pas systématique, ni obligatoire en thérapie familiale. Cependant, s'il accepte de participer, le thérapeute s'assure de sa maturité et de son âge, pour qu'il soit en capacité d'exprimer lui-même ses besoins et ses ressentis.

La thérapie familiale permet de
replacer l’enfant, l'adolescent dans son système relationnel ainsi que la famille. Dans ce contexte, les parents sont considérés comme des partenaires privilégiés.

 

Dans certains cas, lorsque la situation est préoccupante, un accompagnement complémentaire peut être envisagé et une orientation vers un professionnel spécialisé (médecin, psychologue, psychiatre...) est conseillée.

 

Une thérapie arrive à son terme lorsque les relations s'améliorent et que les comportements symptomatiques se dissolvent.